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on déménage !

Je change d'adresse, la pate-forme Neuf étant incontrôlable

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Merci à tous mes lecteurs, et pardon à ceux qui ont vu leur liens disparaître, c'est bien malgré moi.

Ségolène Royal rejoint Jean-Pierre Chevènement


        Et non l’inverse. Dimanche 10 décembre 2006 a vu se sceller des accords qu’on peut qualifier d’historiques entre le Parti socialiste et le Mouvement républicain et citoyen de Jean-Pierre Chevènement. C’est alors que Ségolène Royal est arrivée...

             

    Au moment même où, à quelques kilomètres de là, des communistes et des ultra-gauche peinaient à réunir les "unitaires" désunis occupés à s’invectiver à qui mieux-mieux, Ségolène Royal, elle, est venue rejoindre à Paris l’ancien ministre de l’Intérieur.

Les accords passés ce week-end sont historiques, car le PS, après avoir mené une silencieuse campagne de dénigrement à l’endroit de Jean-Pierre Chevènement, fondateur du même Parti socialiste, a enfin pris acte de ce qui s’était passé le 29 mai 2005, quand le peuple dans sa majorité a rejeté le projet de Constitution européenne et tout ce qui aurait pu en découler. Cela ne s’est pas passé sans la constance du travail des chevènementistes sur les questions européennes ; constance de longue haleine puisqu’il faut remonter au Mouvement des citoyens pour retrouver les critiques portées contre le système antidémocratique de Bruxelles.

Invitée surprise du jour, Ségolène Royal s’est voulue rassurante. Aux délégués nationaux réunis en convention, elle s’est d’abord ouverte sur les rencontres régulières qu’elle avait eues avec son ancien collègue du gouvernement Jospin, et sur ses valeurs. Au fond, les mêmes valeurs, selon elle, que celles de Chevènement : l’éducation à la base de toute la citoyenneté.  Elle a même tenu à rappeler qu’elle s’était fait "une joie de faire partie d’un gouvernement dont faisait partie Jean-Pierre Chevènement ".

Pour une surprise, ce fut une surprise, car les délégués nationaux du MRC avaient appris dans la matinée de la bouche de celui qu’ils croyaient encore être leur candidat "naturel", que des négociations avaient eu lieu avec la direction du Parti socialiste jusqu’à 23 h 30 samedi soir. Quelque peu étourdis encore de ce qui venait de leur arriver (on ne sort pas indemne de cinq années de persécution politique), ils ont alors vu Chevènement accueillir Mme Royal et l’embrasser.

L’image valait son pesant d’or. Tout y était, le baiser du Che à la Madone. La synthèse de la gauche républicaine et de la seconde gauche. La réconciliation de la gauche du oui et de la gauche du non. La reconnaissance des vaincus aux vainqueurs. Car le symbole a son importance, c’est elle qui est venue à lui ce jour-là.

Une union pour quel bébé ?

Car c’est tout l’enjeu. Georges Sarre (premier secrétaire du MRC et maire du XIe arrondissement), Jean-Luc Laurent (vice -président du Conseil régional d’Île-de-France), Jean-Marie Alexandre, directeur de campagne qui tient l’importante fédération du Pas-de-Calais, et Chevènement lui-même, ont mené les tractations durant une semaine avant d’aboutir à des accords politiques et électoraux.

Sur le plan politique, lesdits accords que Jean-Pierre Chevènement a obtenus et soumis ad referendum dans les deux partis établiraient que :

  • le Parti socialiste et le MRC définiront un programme de législature alternatif à la droite, face à la dérégulation néolibérale et face à l’abandon des services publics.
  • le PS prend acte du vote des Français le 29 mai 2005 et refuse toute ratification du texte rejeté conformément à la volonté populaire.
  • s’entendent le MRC et le PS pour réorienter la construction européenne et notamment réformer le pacte de stabilité budgétaire, donner un gouvernement économique à la zone Euro (réforme de la Banque centrale européenne).
  • impulsent un effort à la recherche et à l’industrie spécialement dans les secteurs vitaux et stratégiques (par exemple en luttant contre les OPA hostiles sur nos grandes entreprises)
  • favorisent une stratégie énergétique à prix constants et sans effet de serre comme l’énergie nucléaire, par exemple.
  • tentent de modifier les règles qui président à l’OMC, et par là, lutteront contre les délocalisations en renforçant le tarif extérieur commun (divisé par vingt depuis 1996).

Enfin, le parti de Jean-Pierre Chevènement propose que le projet d’égal accès à la citoyenneté des jeunes de la République ne soit pas qu’une promesse, et pour cela, de renforcer le rôle de l’Etat où c’est encore possible, de renforcer la politique du logement social,d’impulser la création d’un service civique de quelques semaines, créateur de lien social pour la jeunesse, et répondant aux besoins civils et militaires. Il insiste sur la nécessité d’une politique active de codéveloppement avec les pays d’Afrique, un partenariat en Méditerranée et en direction de la Russie pour stabiliser la paix sur notre continent européen.

Sur le volet électoral, lesdits accords établissent que :

  • Aux élections législatives de juin 2007, le MRC présentera des candidats soutenus par le PS (Ardennes, Bouches-du-Rhône, Drôme, Indre, Nord, Seine-et-Marne, Var, Territoire-de-Belfort, Val-de-Marne, Creuse)
  • Le MRC présentera des candidats suppléants aux candidats présentés par le PS dans les circonscriptions du Pas-de-Calais, du Rhône, de Paris, des Vosges, de la Manche, et une dans le grand Sud-Ouest.
  • Le MRC présentera ses propres candidats à côté des candidats soutenus par le PS dans une soixantaine de circonscriptions qui seront choisies ultérieurement. Mais il n’y aura pas de candidat MRC où le député sortant est soutenu par le PS.

15% des délégués du MRC ont exprimé leur refus d’une telle alliance, travaillant la veille même pour le Che, collant affiches, rédigeant tracts, faisant le matin même une campagne pour un tout autre candidat. Les autres ont accueilli Ségolène Royal sans naïveté et sans enthousiasme, peut-être las d’être considérés comme les moutons noirs de la politique locale au sein de la gauche, se fustigeant dans des circonscriptions où pourtant le FN fait entre 20 et 30 % des voix.

Mais il en va d’un accord de principe en politique comme du principe de réalité : l’affronter et s’en accommoder, c’est déjà grandir. Si le destin de la France est en jeu dans la présence probable d’un Nicolas Sarkozy et d’un Jean-Marie Le Pen à l’élection suprême, l’enjeu vaut donc la chandelle.

C’est cela aussi, être républicain.

pour extrait video    

La sondagite, ou le mépris du citoyen

Segosarko
les Français ont appris la leçon du 21 avril 2002. Les medias non. Cette leçon est celle de l’abstentionnisme. Deux candidats à la magistrature suprême voudraient que cette leçon soit toute différente, et confisque le débat démocratique.
Aujourd’hui, toute la media-cratie crie au loup  : "Français, arrêtez de penser, ne lisez pas les programmes... aller voter comme tout le monde, Le Pen revient !".

Et dans cette logique, aujourd’hui 2 décembre 2006, un sondage vient de tomber : Sego-Sarko 50-50% ....

En 2002, souvenez-vous en, les sondages annonçaient dès janvier un affrontement "Chirac-Jospin" au second tour avec alternativement la victoire de l’un ou de l’autre, selon l’institut de sondage et l’actualité propre aux deux candidats-vainqueurs annoncés. L’abstentionnisme qui s’ensuivit a mené l’extrême-droite au second tour en 2002. Lionel Jospin a manqué le second tour de quelques poignées d’électeurs qui, pantouflards du dimanche, confiants dans les sondages, se sont abstenus, mais clamaient dès le lendemain dans les rues : "J’ai honte d’être Français". En faut-il encore ?

Aujourd’hui il y a du progrès : dès mai 2006, un an après le referendum sur la Constitution Européenne et 12 mois avant l’élection présidentielle de 2007, les instituts de sondage nous abreuvaient déjà de leurs prédictions.

Ils nous présentent aujourd’hui 2 personnalités incontournables ; dont l’une en l’occurrence, et c’est un comble, n’a pas encore présenté son programme.
Dans le cas de Ségolène Royal, qui s’étonnera de savoir que celle-ci a signé dès le mois de mai 2006 un contrat de douze mois avec une des plus grosses agence de communication de Paris (Mather). Il fallait être bien convaincue de l’appui des medias en mai, pour savoir le résultat des urnes du P.S de novembre, et prendre contrat jusqu’en avril 2007 ! (ascension buzzométrique de Sego-Sarko)

Les medias nous présentent 2 candidats qui se trouvent être deux personnalités ayant appelé à voter OUI en 2005 : Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal étaient de ceux-là. En un mot le prochain Président de la République Française sera de toute façon un perdant, un minoritaire sur la question cruciale de la construction européenne. Quelle perspective !

La France a-t-elle besoin d’un Président de la République qui les représente minoritairement sur un sujet aussi important que l’Europe dont découlent la politique de l’emploi, les questions économiques, l’énergie, la stratégie de Défense ?

Comment la conscience du citoyen est-elle prise en otage dans ce cirque ?

  • 1) les journaux font un battage médiatique sur l’une ou l’autre personnalité en fonction duplan média" des personnalités politiques. Les instituts de sondage ne  sontpas indépendants : ils travaillent en début de campagne sous contrat pour l’un ou pour l’autre des candidats, via leur parti.

  • 2) Les agences de communications et les journaux transcrivent les statistiques de l’opinion. C’est à dire rien d’autre que le niveau d’efficacité d’une campagne mediatique orchestrée, rien d’autre que la "disponibilité cérébrale" des citoyens. A ce propos, les médias seregardent eux-mêmes en lisant les sondages.

Nulle opinion dans cet étalage de réactions affectives. Du sentiment dirigé.
  • 3) Les médias exposent des sondages performatifs. C’est à dire qui créent par leur parutionmême -et l’effet de leur répétition- l’évidence d’un soi-disant choix à opérer entre deuxpersonnalités.

Dans cette histoire, les électeurs sont-ils considérés comme des citoyens éclairés ?

Pourquoi se déplacer aux urnes lors du premier tour, en effet, quand le résultat du second est annoncé avec six mois ou même un an d’avance ? Telle a été la question que se sont posés les électeurs en 2002 , et notamment les plus jeunes.

Exemple de démocratie participative efficace : Par respect pour la sérénité démocratique, et pour libérer l’exercice du débat politique de la tyrannie des sondages, je demanderais à Messieurs et Mesdames les Députés, de prendre une loi interdisant tout sondage visant à réduire l’espace démocratique (sondage des vainqueurs du premier tour de la Présidentielle) au moins 6 mois avant les échéances officielles.

Idée simple : interdire les sondages au second tour quand le premier tour n’est pas  encoreréalisé. Ce serait la moindre des politesses, et un retour à une vraie qualité de citoyenneté.

Chevènement Candidat d'une synthèse sociale


Et si Chevènement était l'homme de la synthèse des aspirations des Français ? Notre modèle républicain français est en constante évolution, il est à construire plutôt qu'à détricoter.


Alors que les débats du P.S virent à la foire d'empoigne et masquent mal le malaise qui envahit ce parti, alors que les médias veulent replonger la tête des citoyens dans le tout-sécuritaire, ce diable de Jean-Pierre Chevènement fait désirer sa candidature à l'élection présidentielle et propose dans son ouvrage "La Faute de M. Monnet" une voie vers l'Europe des Républiques.

Je souhaite la candidature de Chevènement. D'ailleurs, en tant que fondateur du P.S, pourquoi ne se désisterait-on pas pour lui à gauche ?

Dans le contexte de ces dernières années, notamment depuis 2001, la société est en proie à une grande violence, nous avons collectivement besoin de nous retrouver autour d'un projet de société plus égalitaire, et autour des puissants principes de la laïcité... Comment mieux unifier la Gauche et le pays tout entier qu'en élisant un Président autour des valeurs de la Nation, cette république sociale, unique et indivisible que devrait être la France, et qu'elle n'est plus tout à fait ?

Qui mieux que Jean-Pierre Chevènement, en effet, dont on connaît l'expérience et la synthèse, dans un projet pour la France et pour l'Europe, rendra la fierté aux drapeaux nationaux, littéralement bricolés en France depuis quelques septennats puis dérobés sous nos yeux par des années de privatisations, de discours Lepéniste et de gesticulations impuissantes face à la méthode va-comme-je-te-pousse de Bruxelles ?

Dans les discours des présidentiables de la gauche, peu de traces d'une volonté politique industrielle et commerciale, ou encore de politique étrangère sérieuse qui garantirait la France de ne pas se trouver à la remorque des Etats-Unis. Pas beaucoup de traces non plus d'une volonté d'indépendance énergétique sur le long terme face aux gouffres de la déplétion pétrolière à venir.

Qui mieux que Jean-Pierre Chevènement pourrait se faire le porte-voix des nous autres, Français de toutes souches et "Français de préférence" aussi, nous autres employés flexibilisés, nous autres citoyens devenus ombres de nous-mêmes, "citoyens dessaisis au profit de la toute-puissance des marchés"...

Qui d'autre mieux que ce Chevènement-là, cinq fois ministre, expert des questions du Moyen-Orient et de géo-stratégie, mais aussi à l'initiative de dispositifs proches des citoyens -comme cette police de proximité que Sarkozy a révoquée- puis rapporteur de quelques grandes lois sous la V° république comme celle de l'Intercommunalité ou la "parité hommes-femmes", qui d'autre mieux que lui devrait se présenter ?

Qui d'autre mieux -selon moi- devrait occuper le terrain dans la situation de déliquescence sociale et politique où nous sommes ?

Réveillons-nous ! Nous sommes au temps inouï où un cavalier Ministre de l'Intérieur fait du steeple-chase à Washington au-dessus de nos têtes, passant outre 50 années de politique étrangère. Nous sommes au temps où hier soir encore les enfants de la nation s'attaquent dans leur quartier aux écoles mêmes où ils ont fait leurs premiers pas , incendient les transports en commun qui ne mènent plus désormais leurs parents au travail, et l'Euro n'aidant pas, le panier de la ménagère est plus difficile à remplir que jamais.

Et puis, il faut dire que le débat du P.S n'est pas celui qu'on nous présente. Cela n'a échappé à personne, la ligne de fracture au sein de ce parti est passée par le "Oui". Même si le temps d'une campagne référendaire, cette tendance s'était inversée au sein des militants, la ligne d'éclatement du P.S passe précisément entre Fabius et Strauss-Kahn.
Ségolène Royale, en brave soldate, n'est là que pour lever un écran de fumée devant cette véritable scission qui menace l'entité même du Parti socialiste.

Royale et Strauss-Kahn, c'est Pince-mi et Pince-moi, et vu le peu d'aisance de la candidate favorite dans les débats, on imagine quel massacre ferait Nicolas Sarkozy dont on n'oublie pas qu'il a été le seul homme politique de ces vingt dernières années à moucher Jean-Marie Le Pen en direct à la télévision.

Alors pourquoi décréter que la candidature de Chevènement, ("une grande intelligence à gauche" selon Claude Bartolone) serait superflue ? Le Parti socialiste, à coups de faux sondages, désigne finalement Fabius comme le mouton noir (car il en faut toujours un) et propose un pseudo choix crucial entre Mme Royale et M. Strauss-Kahn, deuxième gauche et seconde gauche... revanche pas si inconsciente.

Sur le plan du parlementarisme, dans les nécessaires négociations des partis de gauche en vue d'une plus grande représentativité des sensibilités politiques à l'Assemblée nationale, le Parti Socialiste n'a pas eu un geste pour les formations de gauche de la mouvance du "Non", convaincu qu'il a déjà gagné les législatives de juin 2007 ! Comment mieux enfoncer le clou de l'auto-suffisance ?

Or, en 2007 le risque est élevé d'une nouvelle cohabitation entre un président choisi par défaut, et une assemblée partagée entre deux grands courants ultra-majoritaires et écrasants, acquiesçant sur bien des sujets comme un seul béni-oui-oui.

Ah évidemment, Chevènement... ce n'est pas qu'il ait une belle gueule, ni le dentier refait, mais enfin quoi, l'élection présidentielle doit-elle ressembler à un casting ou un comice agricole ? L'affaire est autrement sérieuse. Quel candidat aurait une meilleure légitimité présidentielle, augmentée du fait que celui-ci incarnerait une bonne partie des français qui ont voté Non en 2005. Augmentée du fait qu'il n'y aurait pas d'autre homme d'Etat de sa stature à gauche qui ait porté aussi clairement l'explication de ce refus franc et massif.


En 2002, Chevènement avait réuni autour de son projet quelque 1 500 000 voix, soit 5,33%. Alors pour 2007, s'il est candidat, je lui souhaite bonne route, car soyons-en sûrs -un certain François Bayrou vient de l'apprendre à ses dépens- ce sera sans compter le sabotage des médias, dont il faut rappeler que les argentiers ont intérêt à favoriser l'exposition télévisuelle des candidats peu légitimes dans la fonction présidentielle et surtout des serviteurs zélés du néolibéralisme financier.

Lire : la Faute de M. Monnet Editions Fayard 148 pages, 9 euros.

Question d'espoir

Le camp du OUI ne parvient plus à nous raconter d'histoires. En tout cas, pas l'histoire d’un espoir, qui emporterait l'adhésion du peuple français.
Il n'y parvient pas parce qu'on ne peut pas réitérer les voeux pieux de 1992 par lesquels certains partis dits “de progrès” s’étaient déjà moqués de la crédulité du monde. Le bilan social de la construction européenne depuis 1957 fait froid dans le dos des gens. Et notamment des pauvres gens. Ceux-là, qui n'ont pas grand chose dans leur porte-monnaie, n'ont pas la mémoire courte.

On les faisait rêver hier en les payant de mots : “l’europe ce sera plus d’emplois, plus de justice sociale”, disaient des socialistes sincères. Aujourd’hui, les cauchemars sont au rendez-vous, alors on nous chante : “l’Europe c’est la paix”, et qu’à l’aune de cette seule assertion, il faudrait tout accepter. Accepter de casser nos services publics, s’interdire le principe du mieux disant social, et s’en remettre aux commissaires européens, dirigeants non-élus, auto-proclamés défenseurs du bien public européen ! Un comble.

Ce que révèle la formidable propagande des tenants du OUI dans les médias, c’est qu’il y a de l’eau dans le gaz entre dirigeants et dirigés, à tous niveaux : société civile, partis politiques. Le contrat de mariage a besoin d’avocats, comme dans un divorce. Et avec lui l’apanage de coups-bas et tordus : “Si vous n’acceptez pas ce nouveau contrat, vous allez avoir des ennuis ! “ disait ensubstance l’ancien commissaire à la concurrence Mario Monti, donneur de leçons démocratiques transalpin, bien placé pour connaître les arcanes du pouvoir à la commission européenne… Jean-Claude Juncker vient à son tour de menacer en disant que si l’un des trois pays prochainement appelé à s’exprimer votait non, il n’y aura pas de renégociation, comme si un « non » luxembourgeois
pesait autant qu’un « non » français. Pas de renégociation, eh bien, chiche. Une refonte des insitutions, oui.

Au lieu de porter un espoir, les élites bien-pensantes, converties à l’idéologie unique, ressassent l'histoire du 21 avril 2002, à toutes fins utiles, pour culpabiliser le citoyen. Pour cela, on est prêt à ressortir tous les fantômes de leurs boîtes. Au passage, on remarque l’entretien de la confusion entre histoire intérieure et histoire extérieure, quand ça arrange. Pour le reste, il paraîtrait que le texte du projet consitutionnel et les graves ennuis commerciaux et industriels que nous avons en europe n’ont rien à voir entre eux.

Or, les enjeux européens sont surtout extérieurs au territoire français, pour 24 pays sur 25...

Mais le temps des chansons est bien fini
: les citoyens ont bien compris en 2005 ce qui leur échappait en 1992. Ils savent, par leur expérience et pour l'entendre chaque jour à la radio, que les multinationales (européennes) exploiteront demain mieux qu'aujourd'hui les travailleurs à bas salaires de Slovaquie, de Pologne, d’Estonie etc. Les Français se préoccupent fort du sort des citoyens d'europe entière, et voient bien la logique qui préside aux directives Bolkestein et autres Palacio etc.
Notre agriculture est encore protégée pour un temps par des accords franco-allemands qui seraient impossibles à réaliser demain. Mais qu'en sera-t-il de l’avenir des bassins d’emploi des industries à faible valeur ajoutée, qu’en sera-t-il de l'harmonisation des niveaux de vie entre le Inner-London (région la plus riche d'europe) et la Lubelskie (la plus pauvre, en Pologne), qu'en sera-t-il des avancées sociales pour tous ces pays qui en auraient besoin ?

Comment ces pays, nouveaux accédants, accèderont-ils à des niveaux de
protection sociale équivalents aux nôtres et qui, de toute façon, les y
contraindraient ? Connaîtront-ils un jour la séparation des églises et de l’Etat dont certains, comme en Irlande, auraient là aussi bien besoin. La charte des droits fondamentaux les obligera-t-elle à s’exclure de l’Europe pour s’extraire des articles II-52 et II-70, II-81 favorables à la reconnaissance des minorités ?

Pourquoi la capacité de ces pays à rénover leur législation serait-elle bridée ?


D’autant que les citoyens savent lire, et qu’il y a dans cette dite “Constitution” des mots qui fâchent. La concurrence ne doit pas être “faussée”. Visez le point en bout de ligne, qui fait silence sur ce en quoi elle serait faussée. « Non faussée par l’expression des suffrages qui conduirait à d’autres politiques nationales » voilà ce que l’honnêteté aurait dû commander d’écrire pour préciser l’article I-3 ; juste après, on y lit aussi que l’économie sociale de marché doit être “hautement compétitive” (compétition entre pays d’europe et du monde). La pression due à la compétition, chacun la vit au jour le jour dans le monde professionnel ou dans sa vie de demandeur d’emploi. Les citoyens lisent bien « droits » fondamentaux, mais aucune trace de « devoirs » fondamentaux dans cette europe-là.

Et pour cause : pas de citoyens européens historiquement constitués !

C’est simple ça.
Ce n’est pas compliqué.

De Gaulle aurait dit NON à ce projet s'il avait lu les dispositions I-41 et les
articles III-305 à 309. De même qu’à l’aube de l’invasion en Irak, iI aurait dit NON à ceux qui opposaient la “vieille europe” française à l’europe “nouvelle”, qui a la préférence des Etats-Unis d’Amérique. Le devoir de “solidarité “en matière militaire prévu dans ce projet de constitution aurait effrayé De Gaulle, car ce qui est en jeu c'est aussi l'indépendance de la France (et des autres nations d'europe) face aux velléités Britanniques et Américaines, et la force pacifique de
la diplomatie de chaque état.

Contre cette expérience vécue de l’europe, il sera difficile pour les citoyens de continuer à prendre des vipères pour des couleuvres. Rien de plus définitif que dans les traités précédents ? eh bien, il est temps de revenir sur les erreurs du passé.

Les citoyens de France et d’ailleurs n’ont plus envie que leur avenir se joue à Wall Street ou que notre économie soit définitivement tenue entre les mains du seul dictateur officiel au monde : le gouverneur de la Banque Centrale Européenne.

Les citoyens de France et d’ailleurs ont peut-être envie d’un autre projet de société dirigé par autre chose que le capitalisme financier, où l’économique prime sur l’humain. D’ailleurs, dès qu’une crise économique est en vue, l’on voit aussitôt les pays se resserer par couples et réclamer des quotas de protection commerciale, comme à l’occasion de l’affaire du textile chinois, où les nations en tant qu’elles-mêmes portent la voix.

Mais les Européistes béats feignent d'être naïfs, car ils n'ont en fait aucune capacité à revenir sur leurs erreurs, voire sur leurs mensonges d'hier, aucun courage à montrer leur front devant les puissances financières qui tiennent cette europe-là par la ceinture du pantalon.

Ils s’étonnent de ce que la contestation monte en France, aux Pays-bas, et que le rejet du projet constitutionnel soit si fort ? Or, qui dirait “OUI” à une mariée qui promet de faire chambre-à-part, à un projet de société dont les tenants et aboutissants échappent ?

Le NON n’est pas nourri que de l’inquiétude de son petit quant-à-soi. Il est d’abord la résultante d’un déficit démocratique, d’un éloignement toujours plus croissant du citoyen et du décideur qui est le cancer cette europe là.

On ne remerciera jamais assez Jacques Chirac d’avoir initié un référendum pour engager le début providentiel d’une nouvelle étape de la construction européenne.

Le OUI implique un abandon de l’europe des peuples,
le NON porte un espoir d'agir.

De vraies menottes autour de petites menottes

Nous sommes le 14 mars dernier, à l'école maternelle Fairmount Park de St Petersburg, en Floride.
Trois policiers, dont une femme, surgissent dans le bureau d'une institutrice qui avait maille à partir avec une petite fille de 5 ans. Alors qu'elle est calmement installée dans un fauteuil, ils l'attrapent, lui tordent les bras dans le dos et la menottent.

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Lorsque j'ai vu ces images, j'ai été pris d'un sentiment de révolte et aussi d'impuissance. Nul moyen de venir en aide à quelqu'un qu'on voit au travers son poste de télévision. J'ai donc décidé de recueillir les infos nécessaires à une massive pétition de citoyens français ou francophones, pour dire à ces gens là, dont les élites fustigent le vieil esprit de "la vieille europe", que jamais un policier en europe n'aurait assez de lâcheté pour passer les menottes à une enfant de 5 ans.

Quand j'ai un problème avec ma fille qui a le même âge, je lui donne un verre d'eau, si ça ne suffit pas on va faire un tour à pied, on écoute un peu de musique, enfin bref, on trouve toujours quelque chose pour se calmer.

Fallait-il que cette "institutrice" soit sacrément incompétente pour en arriver à ne pas calmer un enfant en dix minutes.
Où en est la formation des instituteurs en Floride ? Où en est le sentiment d'humanité minimal qui empêcherait un policier de s'en prendre à un enfant vulnérable, et dont l'état nerveux semblait plus appeler de l'écoute et de la fermeté plutôt que de la violence physique ?
Quel valeur "pédagogique" et quelles répercussions ce geste policier aura sur cette enfant dans les années à venir ? Est-ce comme cela qu'on éduque les futurs citoyens aux states ? surtout quand ils sont noirs...

Dans ces images se cristallisaient toutes les peurs des Etats-unis et tous les clichés qu'on peut avoir sur eux : le racisme, la confrontation à la violence qui ne trouve d'autre réponse que dans la violence, le tout policier.
La loi de la jungle, quoi...

Evidemment notre sensibilité est heurtée, et l'on se demande comment on aurait pu réagir face aux images d'enfants tués en Irak par exemple, lors des attaques de l'armée américaine, images que nous ne verrons jamais.

Merci à Béatrice Schönberg pour avoir montré ces images au JT de 13 heures et 20 heures.

http://www.liberation.fr/page.php?Article=291987

Vidéo de la scène, cliquer sur ce lien :
http://sptimes.com/2005/04/22/video/office.shtml
(Vidéo transmise par l'avocat de la maman, Maître John Trevena)

Vous pouvez écrire un mail en Anglais, au département du gouverneur à la famille, Department of Children & Families :
dcf-osc@dcf.state.fl.us

Vous pouvez écrire un mail à l'illustre frère de :
Governor Jeb Bush
jeb.bush@myflorida.com

Un soir d'Avril pour Giscard

20050331obs3277Le regard de ce grand humaniste s'éteint sur le projet de constitution européenne qu'il a porté à bout-de-bras.

62 % de non dans le métro... les Français sont vraiment des cons, doit-il penser. Renaud avait raison à ses débuts : "...et le roi des cons sur son trône..." Tiens, iI va même se mettre à écouter Renaud le 29 mai au soir, pour se remonter le moral.

Alors que l'Europe ! c'est beau, l'Europe ! c'est bien, l'Europe ! c'est la paix (pas au Kosovo mais bon, en gros).

Kosovo2


Nos amis Kosovars s'en fichent pas mal de notre débat franco-français, les allemands aussi, (je dis débat franco-français parce qu'il est clair que les français ne s'intéressent absolument pas à leurs voisins, enfin c'est ce qu'on dit à Bruxelles, dans ses appartements de fonction) enfin tous ceux qui ne sont pas appelés à voter s'en contre-foutent. Il y a malheureusement des européens qui ont d'autres problèmes que celui là.

Eh oui, voter. Pour quoi faire ? Pour laisser une bande de fanatiques arriver au pouvoir sur fond de tristesse du porte-monnaie ?

ah ! comme son regard est las, et qu'il regrette d'avoir abandonné l'idée de la mère-nation à Le Pen et ses idolâtres. Marianne sans bras-ni jambe, c'est vrai qu'elle n'a plus de gueule...

Comme il regrette que son vieil ami Chirac lui survive, et qu'il le talonne comme ça depuis 1981, sans le laisser à peine souffler entre deux savonnages de planche...

Allez, il va prendre sa camomille et il va rentrer sagement à la maison, souffler sur la braise des volcans d'Auvergne.

Quand on est immortel, on peut bien accrocher une fois son nom au porte-manteau de l'histoire.

Chirac face aux jeunes paumés

Medium_lemondeselonchiracDur d'être un président déconnecté. Depuis ce débat face aux jeunes on le sait définitivement, de l'aveu même du Président : on ne se comprend pas. Le fossé se creuse entre nos élites dirigeantes, le monde qu'ils dirigent et celui où l'on vit. Il n'est manifestement pas le même. "On n'a pas peut-être pas la même télé" a dit l'un d'eux avec humour.

On aura donc vu un puissant de ce monde donner des leçons à de braves gens qui gagnent (par mois) la moitié de ce que mange cet homme (par jour).

" Dormez braves gens tout est tranquille, nous qui gouvernons, nous avons suffisamment de science pour vous en remontrer et vous tranquilliser".

J'ai été frappé par la teneur des questions. Certaines exprimaient l'angoisse devant l'avenir, d'autres étaient carrément noires. La plupart, hors-sujet (comme c'est pratique!).

Bravo à l'équipe du chef de cabinet qui a bien fait son casting, avec la dose de cynisme qu'il faut lorsque le radeau commence à couler.

Autant de choses faciles à éviter pour le président pédagogue (déma-)...
Aucun "jeune" pour soutenir la contradiction face aux mensonges éhontés de Chirac quant à notre inéluctable perte de souveraineté nationale, devant, non pas les "catastrophes", mais les simples menaces que le projet de Constitution fait planer sur la laïcité, sur les services public, sur l'emploi, sur la sécurité extérieure. Un seul cité l'article II-70 (bravo à ce garçon, qui en a...).

Chirac s'est employé à dire que cela ne changera rien pour nous.
Pour nous, certes. Et encore, en est-il si sûr ?

On a vu que le Président de tous les français n'est pas celui des peuples d'europe qui, eux, se verront empêchés de progresser sur le terrain de la laïcité et des services publics par exemple : La Lettonie va-t-elle développer une grande politque de services publics ? Certainement pas vu les dispositions sur les SIEG (Art. III-166 et 167).

Il se fout de savoir si les femmes de Pologne ou d'Irlande continueront de crever dans les pires souffrances pour avoir pratiqué des avortements illégaux, c'est-à-dire hors de vrais contrôles médicaux...

Comme l'a dit l'un des participants, "quand on voit le pedigree de certains hommes politiques" qui nous exhortent à voter OUI, il y a de quoi se méfier.

Si vous voulez écrire au président : president@jacqueschirac.org,
Lire son blog perso : http://www.jacqueschirac.org/
Méfiez-vous des imitations.

Allegoryirlandaise_1

Les nationalistes n'aiment pas leur pays, ils détestent celui des autres

Benayoun_1

Du bruit au lieu du sport.
Et si le sport restait un espace de neutralité intéressant et reposant. Malgré ce voeu pieu, tout l'intérêt des rencontres comme france-Israël de mercredi soir est polarisé par les nations qui s'affrontent. Comme si les drapeaux devaient faire oublier l'esprit du sport.

Cela aboutit à ce qu'on a entendu.

Il est inadmissible de provoquer les réactions des fauteurs de guerre, d'attiser la violence de ceux qu'on dénonce.
Les victimes ici n'ont pas besoin de cet écho là-bas.

Faudrait-il supprimer les hymnes nationaux des pays que les joueurs sont censés représenter ?

Il s'agirait sûrement mieux d'éduquer à bon escient une partie de la jeunesse israelienne comme on éduque ici une partie de la jeunesse française. Cela nous éviterait peut-être d'avoir à entendre la Marseillaise insultée, sifflée, comme autrefois lors d'une rencontre Algérie-France, et comme hier dans le stade de Tel-Aviv.

Ce n'est pas que je voue un culte à un hymne qui, du reste, n'est pas de la plus belle eau.

Je veux dire que je n'entends dans ces sifflets que haine et relents trop humains d'orgueil national.

Les nationalistes n'aiment pas leur pays, ils détestent celui des autres.
C'est très différent.

Ceux-là qu'on entendait ne sont pas des patriotes.
Qu'ils soient d'Israël ou d'ailleurs.

Et les jeunes Israëliens, qui ont aussi peu de cervelle que nous autres jeunes français feraient mieux de se rappeler qu'en France, il n'y a pas si longtemps, de proches parents à eux, français, ont chanté la Marseillaise avec bonheur, certains libérés, d'autres sauvés.

D'autres français, par un sentiment de juste révolte avaient risqué la vie des leurs, et quelquefois payé de leur vie pour extraire des jeunes et des moins jeunes à l'horreur nazie. Ce fut le cas de mon père en 1943. Certains sont âgés maintenant qui s'en sont allés, et installés en Israël. Mais Israël de 2005 n'est évidemment pas celle de 1948.

Je trouve cependant qu'un pays, pour ne pas dire une nation comme Israël, qui n'a de cesse de rappeller au monde le DEVOIR DE MEMOIRE, pourrait de temps en temps montrer l'exemple et se refraîchir la sienne.

Merci à M. Albert Bellaïche pour son article dans Guysen Israël News.
http://www.guysen.com/articles.php?sid=3255

Vigueur printanière

LA VIGUEUR des citoyens qui réfléchissent est belle à voir face à la morgue et le cynisme -ou la naïveté feinte- des tenants du OUI.
C'est une vigueur printanière, une efflorescence qui prend l'allure d'une prise de conscience collective.

La France a rarement été aussi divisée sur un projet de société depuis Pétain en 1943. 

Ce printemps 2005, j'ai choisi de chanter  la chanson des imbéciles qui appellent à lire les textes de loi, je sifflote la sérénade des grands idiots qui essaient de démasquer la réalité derrière l'abstraction des traités, derrière l'abstraction de l'europe de la paix.

Et comme je suis un benêt invétéré, qui  "ne réfléchit pas", je prends la mesure de ce qu'est la "liberté" -liberté de licencier ou d'embaucher à moindre frais- liberté d'entrer en guerre contre l'IRAN, liberté toujours promise et offerte dès demain aux décisions des Généraux américains de l'OTAN. Liberté enfin de regarder la Banque Centrale Européenne échapper encore et encore à tout contrôle politique et démocratique.

Elle suffit, maintenant, l'arrogance de ceux qui savent !

A_decaux

Moi, à l'inverse des invités de Jack Lang, le gaillard Alain Decaux (voir photo d'un homme qui réfléchit), la modeste Emmanuelle Bart (voir photo au bas de cet article), le poète Renaud, je ne suis pas un puits de science, ni un abîme de savoir...

Moi, à l'inverse des invités de Jack Lang à soutenir le OUI (tant il aurait besoin d'être soutenu par l'exposition d'une élite argentée dans la vitrine du Parti socialiste français) à l'inverse de ces gens de bien et de bonne naissance, je n'ai jamais encore eu la chance de payer l'impôt sur le revenu.

Mais, si j'en crois ce que j'entends, je ne suis pas digne d'apporter un quelconque bémol à la symphonie bêlante orchestrée à Francfort, Bruxelles, Luxembourg depuis 50 ans, et si je dis NON au traité sur lequel (après tout) on demande notre avis, c'est que je suis "contre l'europe" et que je ne "réfléchis pas".

C'est Alain Decaux qui le dit au journal de France 2, alors s'il le dit, c'est que ça doit être vrai...

Mais alors il ne faut pas me demander mon avis.

Et le Président lui non plus "ne réfléchit pas" beaucoup, puisqu'il a pris seul la décision de nous consulter, tous : argentiers, professeurs, chômeurs, idiots et analphabètes.

Jack Lang avait réuni une belle brochette de citoyens d'europe entière. Et même certains dont les revenus sont planqués en Suisse, c'est plus sûr, puisque l'europe sociale nous est promise par les dirigeants du PS depuis 12 ans, et qu'elle ne saurait tarder.

De toute évidence, un coup d'oeil au porte-monnaie des invités du comité de soutien de Jack Lang nous permet à nous autres, sans-le-sou et miséreux idiots, de prédire qu'avec ces oiseaux là, l'europe sociale n'est pas prête de voir le jour.

Emmanuelle_beart(Emmanuelle Béart dans une position qui n'est pas sans rappeler celle où nous serions tous bientôt dans l'europe de Jack Lang)

A l'abri des regards

Bercy Le fonctionnaire a bon dos.

Il est tard, tous les collègues sont même peut-être rentrés chez eux, il 16 h 55... le fonctionnaire entre dans un bureau, il aime humer l'atmosphère mêlée d'encre et de papier froissé du ministère, désolé de ses employés.

Il lui prend une crise d'identité, (hier, il a revu la cage aux folles) alors il se voit en femme de ménage, et donc il jette des dossiers fiscaux de personnalités importantes...
Bien sûr.

Tiens, au passage on apprend que tous les citoyens n'ont pas le même traitement au Ministère des Finances. C'est intéressant.
Des déclarations fiscales d'acteurs, de politiques, d'industriels, sont gardées à l'abri des regards dans un coffre-fort dont seulement quelques fonctionnaires ont l'habilitation d'intervenir sur le contenu ou de le consulter.

Voilà, à l'abri des regards...

C'est pas joli joli de mentir quand on est fonctionnaire, surtout quand on a toujours été bien noté, et que le mensonge fait suite au premier mensonge ministériel.

Ceci dit, des fonctionnaires en mission spéciale, bien notés, il y en a !

C'est même souvent dans cette catégorie d'agents qu'on en trouve le plus...

Froid, et neige à tous les étages

La force publique a organisé le transfert des centaines de prisonniers cette semaine de Melun vers d'autre centrales pénitentiaires, parce que la température de leurs cellules étaient déscendues à moins de 18 °c, à cause d'une panne de... centrale !

Dans une ville comme Amiens, l'office des HLM laisse tranquillement ses locataires vivre à 15°c, chauffage à fond.

OPAC d'Amiens >>>> Siege_opac_amiens

Mais quelle honte pour le service public du logement à Amiens, et certainement dans d'autres villes !

Mais dites un peu : comment diable font-ils en Suède, où il fait jusqu'à -25°c en février.

Serait-ce à dire que l'administration pénitentiaire serait plus précautionneuse vis-à-vis de ses détenus que l'OPAC d'Amiens vis-à-vis de citoyens qui paient leur loyer ?

Madame L., 57 ans, locataire d'un 22 m² au nord d'Amiens, a dû prendre son matelas pour dormir dans sa salle de bain entre le 15 février et le 5 mars. Aura-t-elle une ristourne sur ses impôts locaux ? La force publique n'a pas été déplacée, là évidemment, pour lui venir en aide, ni aux autres habitants.

Serait-ce que les impôts de ceux qui crèvent de froid paient le chauffage de ceux qui sont privés de liberté, mais qui sont au chaud ?

Bien sûr, il faut que les prisonniers aient des conditions décentes.

Mais que des locataires de l'Office public de HLM n'aient pas, en plus de leurs ascenceurs en panne, de leurs pitt-bull en cerbère d'escaliers, ou de leur voisins en manque de dope, à supporter ce qu'on trouverait inconvenant que des taulards supportent !

Ou alors, il est temps de dire enfin QUE DES MILLIONS DE FRANCAIS SONT LOGES DANS DES CONDITIONS CARCERALES !

(pour ceux qui ne s'en seraient pas encore rendus compte)

Bavure, vous avez dit bavure ?

C'est vrai que les ricains sont très forts question bavures.

Il faut dire que buter un agent de la DIGOS, c'est une drôle de manière de remercier le gouvernement italien d'avoir envoyé 300 000 hommes en Irak tirer sur tout ce qui bouge depuis plus d'un an.

Nul ne saura si les soldats italiens auraient aussi commis quelques "bavures", puisque des femmes irakiennes tombent sous des balles inconnues, avec leur bébé dans les bras.

Pas d'images, pas de deuil national pour ceux-là...

Les ritals ont la mémoire sélective.

Possible aussi que Giuliana Sgrena, leur Florence à eux, ait quelques petits documents intéressants à montrer aux autorités italiennes, à moins qu'une bavure ne l'en empêche encore une fois, des dossiers, ça disparaît tous les jours dans les ambassades et même les ministères...

A toutechose malheur est bon, et là, les Italiens commencent à ne plus trop digérer les canelloni au ketchup américain. Vous avez vu : dès qu'on est touché par un mort, un seul, mais qui est un enfant du pays, tout change. Ceux qui n'étaient déjà pas d'accord avec Berlusconi le sont encore moins, et ceux qui l'étaient ne le sont plus. La remarque du communiste italien Fausto Bertinotti est assez drôle d'ethnocentrisme : "Après un fait gravissime comme la mort de Nicola Calipari, le retrait des troupes (italiennes) d'Irak est un acte de salut public".

Les ricains eux, plaident "bavure !". Au fait, les "armes de destructions massives" que l'Irak était censée posséder était la clé de la guerre.

Aujourd'hui 7 mars 2005, on les cherche toujours.

Il serait peut-être l'heure de se dire que l'opération des américains depuis tempête du désert est une énooorme bavure à elle toute seule.

Qu'un mauvais départ ne garantit pas une bonne course.

Que les american citizens avaient fait une sacrée bavure en n'allant pas voter assez nombreux et, élisant Al GORE, le Conseil suprême nommait BUSH en 2000.

Chez nous avant l'affaire Giulia-na, il y avait eu l'affaire Julia. Autre bavure qui vient d'engendrer à son tour la bavure Raffarinesque de la semaine dernière. Le diable incarné hier est réhabilité aujourd'hui, puis remercié...

Ce qui a changé depuis les prises d'otages d'avant le 11 septembre, c'est que dans un pays dévasté où tous les journalistes ont fui,  (mais aussi les écrivains, les médecins, les chirurgiens) la journaliste française ou italienne peut être un moyen habile de contourner le contrôle aux frontières de documents peu diplomatiques dont il s'agit d'informer le monde. Ce qui est pris en otage, ce n'est pas tant une personne, mais sa capacité à être récupérée par les services secrets des pays d'origine.

Les trouffions yankees francs-tireurs le savent bien. Ils ne faudrait pas les prendre pour des canards sauvages, volatiles singuliers qui tirent le soir, tapis dans le désert.

Hervé et le loup

Hervé G. a demissionné de ses fonctions.Herve_gaymard

Je le plains. Car pour une fois, un fils de condition modeste était parvenu au sommet de l'Etat... Non c'était pas le seul.

Et puis il avait beaucoup de travail alors, il ne s'est pas intéressé au prix mensuel de sa location... Moi aussi, j'ai beaucoup de travail et je m'intéresse au prix de mon loyer, il faut me comprendre...

Je me demande si certains haut-fonctionnaires, au courant des affaires excutive life ou Crédit Lyonnais, qui coutent rellement quelquechose aux Français, ont été obligés de démissionner ? Quelqu'un le sait-il ?

Le plus fort, c'est qu'au fond personne au sommet des institutions ne reproche à ce monsieur d'avoir actionné la pompe-à-fric de l'Etat pour se loger à 14 OOO balles par mois, lui, sa poule et ses huit gamins qu'il n'élève pas, (beh non à 120 h/semaine, on n'a pas le temps de donner le biberon), non.

On lui reproche au fond d'avoir éclaboussé "l'image du gouvernement" . Et c'est peu.

Moi si je me mens à mon inspecteur des impôts, il me tombe dessus à bras-raccourcis.

Le loup qui se cache dans la forêt médiatique, et dont on voit apparaître quelquefois le bout du museau se réjouVasy_pinocchio_1it.

A-t-on déjà vu des Ministres mentir ?

A-t-on déjà vu un Président de la République mentir ?

A-t-on déjà vu un Juge mentir ?

Moi, je lui dis : quand on est Ministre, on montre l'exemple, on ne ment pas.

C'est simple, c'est clair, c'est pas compliqué.

(Seuls les artistes ne mentent pas, ça s'entendrait tout de suite)

Ah là là ! Le bouton rouge !

Jean_pierre_2Dsk_3

Strauss-Kahn, cet européen convaincu, est-il le mieux placé pour paraître s'offusquer de conditions privilégiées accordées à un Ministre de la République lorsque, consultant international, il mettait deux personnes en contact pour la modeste somme de 600 000 francs ? (95 000 Euros)

Lui proposer de réagir sur ce sujet lors de cette émission était lui donner, ce qu'on appelle au théâtre, un rôle en or.

La figure qu'il fit était moins "sereine" lorsqu'un certain Jean-Pierre (Ch...uut !) (je n'écris pas son nom, mon blog pourrait exploser, même si celui-ci n'a pas encore de casserole du genre ) lorsqu'il lui  demandait fort-à-propos QUI à Bruxelles appuierait un jour sur le bouton rouge... (silence)

Et l'on comprit d'un coup où ce gaillard là voudrait emmener la démocratie.

Strauss-Kahn mérite-t-il qu'on parle de lui, ce faux-nez par excellence du socialisme euro-Mitterandien, fils spirituel de la parenthèse libérale de 1983, bien habitué à rompre le contrat qui unit gouvernants et gouvernés (1983-1997) ? La question mérite, elle, d'être posée.

(posté sur le blog de Michel Moine maire de la Creuse)

des armes de distractions massives

Thomas Bernhardt le disait dans sa pièce «le faiseur de théâtre», tout ne consiste qu’à «faire diversion à l’existence». Il semblerait que, pour certains, la vie des citoyens ne consiste pas à faire mieux.

La campagne pour le référendum de septembre 2005 est lancée, et avec elle, dans les organes de presse et les médias, une opération médiatique singulière : la culpabilisation des citoyens-qui-réfléchissent-trop.

Entendez-vous, pendant les campagnes, mugir ces musiciens de TF1, de France 2, de l’Express, le joueur de pipeau souverain Daniel Cohn-Bendit, de Libé-July, du Figaro-Dassualt, et avec eux tous les magazines qui sont dépendants des lobbys financiers européens et européistes, venir nous jouer, au pipeau, la symphonie du OUI. Mélodie pour toutes les oreilles, berceuse pour citoyens obéissants et très informés. On s’informe en s’amusant, car on nous distrait en nous informant. Pour mieux nous informer, nos sociétés cachent en leur sein des armes de distraction massives.

Pendant ce temps évidemment, la destruction est toujours à l’œuvre : Jacques Chirac gronde au Conseil de sécurité, mais va serrer la main de Poutine au-dessus des ruines de Groszny. Qu’en penseront ces pauvres gens de Tchétchénie, que nous sommes des dilettantes peut-être ; ils auront raison. L’Irak, rasée et affamée depuis 1990, va bientôt revendre ses lopins jusqu’au sous-sol aux nouveaux proprios, vous savez, ceux qui sont venus il y a dix ans pour casser, et revenus l’année dernière pour acheter.

Comme l’a si gentiment reconnu un Pdg de chaîne dans un article fameux, le but de la télé est de «vendre du temps de cerveau humain disponible, pour vendre du Coca®». Pendant ce temps qu’on nous informe, nous les nantis européens qui faisons encore partie des populations les plus riches de la terre (riches d’argent s’entend), la télé va nous rendre «disponibles», nous faire boire du Coca ® et nous faire avaler la pilule du prochain référendum.

Voilà tout le programme ! Ceux qui auront bien consommé Coca ® et images, pré-hypnotisés comme il faut par TF1 et consort, vont avoir prochainement à se prononcer sur leur avenir au sein de l’Union européenne.

Et pour tout dire, le halo de distraction ambiante est peut-être même nécessaire à la «disponibilité» d’esprit des concitoyens qui devront être drôlement « disponibles» pour voter OUI.

Ils iront aux urnes gaiement (Le Lay c’est frais, le Lay c’est gai) se prononcer sur ce qui apparaît déjà comme une formidable opération de marketing politique néo-libérale : la Constitution européenne. La répétition même du mot va faire son effet. Or, on ne le dira jamais assez : il ne peut y avoir de "Constitution" que si un peuple et un seul, légitime dans ses droits, demande à une assemblée de l’écrire.

Mais on le sait, tous les citoyens de l’Union n’auront pas à se décider sur le Traité. Le peuple européen, quel est-il ? Le sait-on, non.

Alors, nulle «Constitution», malgré les volontés affichées, il n’y a qu’un Traité.
On nous annonce dès le début du texte (lisez-le) que c’est une «Constitution».
C’est peut-être un texte à valeur performative : l’Europe souveraine se crée donc d’elle-même !

Il va falloir en ingurgiter des litres de propagande. Douze ans après le traité de Maastricht, la pilule devra mieux passer pour être digérée, c’est pourquoi une armée se tient prête à nous convaincre.

Là bas : destruction. Ici distraction.

A la différence qu'ici en France, on sait où se cachent les armes de distractions massives.
Là-bas, on ne les cherche plus, on n'en parle même plus !  La seule arme efficace G.W BUSH a rempilé avec sa nouvelle Lewinski, Condy RICE.

Désopilant !

la Constitution dans l'espace, ça tombe bien !!!

Les commissaires européens ont des conseillers en communication qui sont payés très chers, avec notre argent, pour penser à des coups du style : envoyons la Constitution sur orbite.

Ariane1
Comme Michel Audiard le disait "Le jour où on mettra les cons sur orbite..."
Il ne croyait pas si bien dire !
Il se pourrait que Zidane qui a été approché, fasse campagne pour le OUI, en lisant un ou deux articles du Traité à la télé. C'est bien ça dispensera monsieur Tout-le-monde de lire par lui-même le texte qu'il s'apprête à voter, obéissant, et comme c'est Zidane qui le dit...
Mais Zidane pas dispo ? Ahfff... y aura Mauresmo !

Faut-il vraiment que les partisans de l'Europe ultra-libérale soient inquiets pour leur bébé constitution ?

Regardons-y de plus près, et chaussons nos lunettes de juriste en herbe.

Les procédés à l'oeuvre sont les plus démagogiques du monde : Ariane n'est pas le fruit des coopérations renforcées entre pays d'europe, car d'autres pays non européens sont partenaires de EADS !

Donc, quel est le mensonge qu' on veut ENCORE nous faire avaler, après la démago sur l'Airbus A 380 ? ? ? Hmmm ?

(Chanson) Que
l'Europe c'est Ariane,
l'Europe c'est Airbus ?, là là là... (refrain)

ARCHI-FAUX !!!
  Ha Ha Ha !!! La même constitution voudrait limiter les coopérations renforcées !!! (art I- 44) ...


Des réussites industrielles comme Airbus et Ariane ne seraient plus possibles si le OUI devait l'emporter
. Le traité interdit la formation de consortiums de ce genre et les aides des états
(art I- 3 : « …la concurrence est libre et non faussée. »).

Alors?  Il est où le menteur qui va parler  ???
Alors, on fait moins le malin maintenant... hein Monsieur le commissaire pété de tunes de l'europe pétée d'Euros, gagnés sur le chômage de masse des peuples européens depuis vingt ans !!!

Et faut-il qu'il se soit bien trouvé là, ce spationaute fraçais pour légitimer la présence du texte dans l'espace, puisque en bon Français qu'il est, il doit avoir, lui aussi, le droit  de lire le Traité Constitutionnel depuis les étoiles. (Ah c'est beau je me pâme ...)

Au fait, est-ce qu'on l'a reçu, nous ? Est-ce qu'on nous l'a envoyé par chronopost depuis la galaxie des couloirs du parlement de Strasbourg cette soi-disant constitution ?

Non !!!

Alors M. le spationaute, on bénéficie d'un régime de faveur ? Hmmm.. coquin de la lune va.
Ou alors on a estimé que celui-ci avait les qualités de "Réflexion" nécessaires à la lecture dudit Traité ??? ça doit être ça.

En tout cas la Constitution dans l'espace, ça tombe bien : c'est exactement là on voudrait qu'elle soit. Non mais ...

Allez, pour finir en beauté : Ariane et Bacchus.
Ariane_et_bacchus

Ce cher Serge choisit les idées saines

Je suis chez ce cher Serge, chez ce cher Sergent Serge, j'écoute le sergent Serge chez ce cher Aphatie de France-Inter...

L'encre a coulé depuis et l'excellent site du photographe  Christophe Gevrey nous l'offre : l'interview de Citizen Kane en personne : Serge Dassault.

Je ne ferais pas de commentaires tant les mots suffisent à eux-mêmes, tant il est "sain" de fabriquer des armes qui n'auront d'autre destination que de tuer des gens.

Desproges,  Carlier, Prévost, Rocca n'auraient pas rêvé meilleure chronique.

Après l'écoute de ce chef-d'oeuvre d'humour octogénaire, il faudra passer à la lecture de Régis Debray, "Le Plan Vermeil", entre lard et cochon, pour se convaincre que les "Biolands" seront une nécessité pour certains capitaines d'âge canonique, argentés comme Serge Dassault, dont l'escarcelle se remplit un peu plus à chaque fois que l'un d'entre nous achète le Figaro, ou un magazine hebdomadaire.

Cet argent, soyons en sûr, bon usage en sera fait. Le budget de Dassaultla Défense représente 341 Milliards de Dollars pour la France, 4° pays au monde à ce sujet (Bilan du Monde 2005).

Citoyens Français : faites un geste sain, ayez des idées saines.
Ecoutez ce cher Serge et Achetez le Figaro.

Mario Monti ou les néo-fascistes Italiens

Rassurez-vous, ce n'est qu'un début.

Nous commençons à être bombardés par la propagande de semi-néo-fascistes comme le délicieux Italien Mario MONTI, actuel directeur placé par Berlusconi de l'université privée Bocconi de Milan, huppée, hyper-inaccessible aux étudiants d'extraction modeste mais ouverte aux élites payantes (la page d'accueil est en Anglais N.B).

(Interview de Mario Monti dans le Figaro.fr, à lire absolument...) Monti_1

Monti voudrait enfermer les Français (qui ont la chance d'être appelés à voter, mais encore faudra-t-il qu'ils la saisissent...) dans une non alternative un peu facile.

- "Si le NON l'emporte, on fera voter ces cons-là jusqu'à ce qu'ils
votent OUI..." (pour traduire au mieux sa pensée).

D'autant que l'argument fallacieux consiste à dire que si le NON l'emportait dans un Etat, celui-ci devrait sortir de l'Union Européenne, ou renoncer aux échanges commerciaux et industriels. Et il faudrait commencer à entrevoir cette possibilité dès maintenant selon le sieur Monti ! Quels mensonges...

Mais observez plutôt le style :

- "Votez OUI, sinon nous allons vous faire peur, faire pression sur votre gouvernement jusqu'à ce que vous rentriez dans le droit chemin.  En attendant, on vous posera la question une seconde fois si vous n'avez pas bien compris, et là on sollicitera votre REFLEXION !!!". (toujours en clair dans le texte.)
Quel sens de la réflexion, et du respect de la démocratie !

Faut-il vraiment que la politique française soit polluée par des "élus" italiens et leurs méthodes Mussolliniennes ultramontaines losrsqu'elle est déjà sous le joug de la pensée unique, rouleau compresseur de nos P.S, U.M.P et M.E.D.E.F ?

Monsieur MONTI : La DEMOCRATIE est RUINEE en Italie par le truchement de politicards véreux comme vous et vos amis de Forza Italia.
Le fascisme de son pays pré-figure assez bien le délitement de la démocratie qui aura lieu dans l'europe non laïque et oligarchique du Traité Giscard (traité de Rome 2004).

Monsieur MONTI, VOUS N'AVEZ DE LEÇON A DONNER A PERSONNE et surtout pas aux peuples qui s'apprêtent à voter.

Vous êtes l'abjection de Bruxelles : des technocrates jamais élus, et toujours nommés.

Vous auriez préféré bien sûr que les Français ne fussent pas consultés, n'est-ce pas ?
"Questi Francesi" auraient tendance à réfléchir (justement) peut-être plus que vos compatriotes Italiens avant de glisser leur bulletin dans l'urne :bien que leur vote a été pour 18% à l'extrême de la droite en 2002, ils ne sont pas encore totalement dégoûtés de l'exercice démocratique dans leur pays.

Français, faites bisquer les néo-fascistes Italiens vendus aux Américains : Votez NON.

(lire le Traité établissant une Constitution pour l'Europe")

Halte aux coupures !

Là, je gueule.
Nous sommes en France en pleine période hivernale, et des familles se voient couper leur apport énergétique en électricité et en gaz.

Ces procédures de coupures pour impayés mettent des familles, mais surtout des enfants, des nourrissons, des personnes âgées dans des grandes difficultés de santé, et tout simplement en état de stress. La coupure d'électricité a le goût de la punition et de la honte.

Photo : Roger Oleszczak Enfant_cach_4

Hier, en plein Paris, où 1 famille / 6 vit en dessous du seuil de pauvreté, un enfant de trois ans est arrivé à l'école en hypothermie et a mis trois heures à être réchauffé par les assistantes maternelles de son école. Sa mère, en grande difficulté avait reçu la visite des techniciens d'EDF il y a deux semaines, alors que des températures négatives s'annonçaient sur la France. C'est INNACCEPTABLE...

ALors, qu'en sera-t-il demain lorsque les fournisseurs seront privés ?

Pour ne prendre qu'un seul exemple, le Canada n'est pas un état particulièrement collectiviste. Le fournisseur d'électricité Canadien n'a absolument pas le droit de couper la fourniture en électricité aux citoyens durant la période hivernale. Il en va de la sécurité physique des usagers qui, s'ils ont eu des difficultés pour payer leur courant, ont fatalement payé un jour ou toute leur vie, paieront de toute façon car ils y seront contraints par voie de justice, et ont contribué à l'enrichissement de la compagnie...

Lorsque nos amis Québécois apprennent que ces pratiques ont lieu en France, ils se moquent de nous, et n'en reviennent pas d'apprendre cette chose que personne ne devrait oublier : EDF appartient pour 1/60 000000 ème à toi, à moi.
Monsieur Sarkozy ne l'a pas dit bien fort en cédant des parts de capitaux publics d'EDF au secteur privé !

Je pense que les Français dignes de nom devraient s'insurger contre la pratique des coupures du service public d'EDF, et clamer haut et fort : Halte aux coupures !

Pouvons nous encore ériger notre société en modèle à suivre en matière sociale lorsqu'on n'est pas capable de prendre soin des plus faibles ?

Il n'y a pas de "loi contre le voile" en France

Christian et Georges viennent d'être libérés. Ouf ! capturés par hasard, puis troqués contre l'abandon d'une loi passée le 9 mars 2004, la fameuse "loi contre le voile"...
La France est une république démocratique et laïque. Elle respecte les croyances de chacun. Elle a même organisé le droit, il y a un siècle, pour que chaque citoyen puisse pratiquer son culte librement ; à condition que cela n’interfère pas dans l’espace que tous les autres citoyens partagent, l’espace public.

On se répète, Je sais. Mais il faut dire et redire. J’ai encore croisé mardi soir, 30 août, sur l’esplanade du Trocadéro, des citoyens, français comme moi, qui croyaient vraiment qu’il y aurait dès demain en France une loi visant à interdire le voile islamique. À ceux-là, ce fut simple d’expliquer en quoi la laïcité est un outil de paix, un principe indispensable à tous, et pour faire court, qu’il n’y a pas, en France, de loi contre le voile.

La loi de mars 2004 ne parle que de l’Ecole comme espace publique particulier. Parce qu’il s’agit de l’Enfance, parce que si l’Ecole Publique n’était pas protégée des événements extérieurs, les enfants pourraient être manipulés demain par des intérêts qui les dépassent, et dont ils seraient eux-mêmes les premières victimes ensuite.

Le désir que les couches différentes de la population se parlent est sensible ; on pouvait palper ce besoin de chacun d’aller vers l’autre, comme cela se produit dans les grandes occasions et dans les malheurs. Signe, s’il en est, que notre société française tout entière souffre.

Je n’en veux pas à ceux qui, loin de nous, servent leurs intérêts en distordant la réalité. En revanche, j’en veux beaucoup plus à nos médias français qui n’ont pas craint de marteler en ce début d’année 2004, à la radio, à la télé, pire à la une des journaux, par un dangereux goût du raccourci, et en gros titres : "la loi contre le voile… ". Evidemment, c’était commode, ça tenait moins de place à la une d’un canard que "la loi sur le port des signes religieux dans l’enceinte de l’école publique …" Et puis ça fait monter les ventes, et puis ça met de l’huile sur le feu, en pleine guerre d’Irak : bravo... et c’est deux de leurs confrères qui viennent d'en payer le prix !

À Paris ce soir-là, on voyait au milieu de cette foule, venues de toutes parts, des femmes portant couvre-chef, crier à l’injustice contre la prise d’otages des deux journalistes et de leur guide ; mais pas seulement. Elles sont venues pour dire que la religion musulmane est une religion de tolérance, et si tous les musulmans de France éprouvent le besoin de le dire, c’est qu’ils se sentent en ligne de mire. Accablés à tous niveaux de la société, en tant qu’arabes d’abord, et en tant que musulmans ensuite.
Les représentants des organisations musulmanes de France se sont même étonnés que devant Radio-France il n’y ait pas que des musulmans présents. Nous étions venus à leur appel, en effet, nous les français d’origine. Et ce n’est pas ordinaire, reconnaissons-le. Nous étions tous venus pour dire la foi civique dans ce qui est leur terre d’asile ou notre pays natal, la France. Cette foi là, ils l’ont criée, comme ils l’avait fait en juillet 1998 au lendemain de la victoire des Bleus, ou encore au soir du 21 avril 2002, dans un ultime mais tardif sursaut républicain.

Aujourd’hui plus que jamais, l’occasion leur est donnée de se saisir, par compassion, du sort des deux journalistes français, hommes du livre, et de clamer leur dégoût d’une présence militaire et industrielle américaine dans un pays affamé, mais qui regorge de pétrole. L ’occasion leur est donnée de vociférer à l’égard de ceux qui se réclament d’un certaine lecture de l’Islam pour menacer la vie au nom de la préservation d’un rite.
De cet Islam là, ils n’en veulent pas, il n’existe pas.
Et si ma pensée ne trahit pas celle d’un grand Cheik de l’Université du Caire, le port du voile n’est pas un pilier de l’Islam, c’est juste un rite. La préservation de la vie, elle, au contraire, est au chapitre des priorités des devoirs de tout musulman qui se respecte.

Si demain la peur organisée devait faire fuir d’Irak ce qui reste là-bas de médecins, d'intellectuels et de journalistes, de nouveaux Talibans pourraient tranquillement s’emparer du pays et du pétrole que convoitent les américains. De toutes les façons, on voit que la richesse pétrolifère de ce pays n’ira pas, comme en Norvège ce fut le cas, à la redistribution démocratique, au bien commun d’une population qui, décidément, ne cesse de souffrir.
Cette population d’enfants, de femmes et d’hommes, laissée d’un côté aux mains des puissances étrangères hostiles, et de l’autre aux mains de ses mafias intérieures, traîtresses, notre Ministre de la Défense en 1991, plus de dix ans à l’avance, avait vu quelles seraient leurs souffrances, en cas de blocus contre l’Irak. L’Histoire lui donne une fois de plus raison.
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