Les nationalistes n'aiment pas leur pays, ils détestent celui des autres
Du bruit au lieu du sport.
Et si le sport restait un espace de neutralité intéressant et reposant. Malgré ce voeu pieu, tout l'intérêt des rencontres comme france-Israël de mercredi soir est polarisé par les nations qui s'affrontent. Comme si les drapeaux devaient faire oublier l'esprit du sport.
Cela aboutit à ce qu'on a entendu.
Il est inadmissible de provoquer les réactions des fauteurs de guerre, d'attiser la violence de ceux qu'on dénonce.
Les victimes ici n'ont pas besoin de cet écho là-bas.
Faudrait-il supprimer les hymnes nationaux des pays que les joueurs sont censés représenter ?
Il s'agirait sûrement mieux d'éduquer à bon escient une partie de la jeunesse israelienne comme on éduque ici une partie de la jeunesse française. Cela nous éviterait peut-être d'avoir à entendre la Marseillaise insultée, sifflée, comme autrefois lors d'une rencontre Algérie-France, et comme hier dans le stade de Tel-Aviv.
Ce n'est pas que je voue un culte à un hymne qui, du reste, n'est pas de la plus belle eau.
Je veux dire que je n'entends dans ces sifflets que haine et relents trop humains d'orgueil national.
Les nationalistes n'aiment pas leur pays, ils détestent celui des autres.
C'est très différent.
Ceux-là qu'on entendait ne sont pas des patriotes.
Qu'ils soient d'Israël ou d'ailleurs.
Et les jeunes Israëliens, qui ont aussi peu de cervelle que nous autres jeunes français feraient mieux de se rappeler qu'en France, il n'y a pas si longtemps, de proches parents à eux, français, ont chanté la Marseillaise avec bonheur, certains libérés, d'autres sauvés.
D'autres français, par un sentiment de juste révolte avaient risqué la vie des leurs, et quelquefois payé de leur vie pour extraire des jeunes et des moins jeunes à l'horreur nazie. Ce fut le cas de mon père en 1943. Certains sont âgés maintenant qui s'en sont allés, et installés en Israël. Mais Israël de 2005 n'est évidemment pas celle de 1948.
Je trouve cependant qu'un pays, pour ne pas dire une nation comme Israël, qui n'a de cesse de rappeller au monde le DEVOIR DE MEMOIRE, pourrait de temps en temps montrer l'exemple et se refraîchir la sienne.
Merci à M. Albert Bellaïche pour son article dans Guysen Israël News.
http://www.guysen.com/articles.php?sid=3255


Rédigé par: Ducourtieux | le 02 juin 2005 à 20:15