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Bavure, vous avez dit bavure ?

C'est vrai que les ricains sont très forts question bavures.

Il faut dire que buter un agent de la DIGOS, c'est une drôle de manière de remercier le gouvernement italien d'avoir envoyé 300 000 hommes en Irak tirer sur tout ce qui bouge depuis plus d'un an.

Nul ne saura si les soldats italiens auraient aussi commis quelques "bavures", puisque des femmes irakiennes tombent sous des balles inconnues, avec leur bébé dans les bras.

Pas d'images, pas de deuil national pour ceux-là...

Les ritals ont la mémoire sélective.

Possible aussi que Giuliana Sgrena, leur Florence à eux, ait quelques petits documents intéressants à montrer aux autorités italiennes, à moins qu'une bavure ne l'en empêche encore une fois, des dossiers, ça disparaît tous les jours dans les ambassades et même les ministères...

A toutechose malheur est bon, et là, les Italiens commencent à ne plus trop digérer les canelloni au ketchup américain. Vous avez vu : dès qu'on est touché par un mort, un seul, mais qui est un enfant du pays, tout change. Ceux qui n'étaient déjà pas d'accord avec Berlusconi le sont encore moins, et ceux qui l'étaient ne le sont plus. La remarque du communiste italien Fausto Bertinotti est assez drôle d'ethnocentrisme : "Après un fait gravissime comme la mort de Nicola Calipari, le retrait des troupes (italiennes) d'Irak est un acte de salut public".

Les ricains eux, plaident "bavure !". Au fait, les "armes de destructions massives" que l'Irak était censée posséder était la clé de la guerre.

Aujourd'hui 7 mars 2005, on les cherche toujours.

Il serait peut-être l'heure de se dire que l'opération des américains depuis tempête du désert est une énooorme bavure à elle toute seule.

Qu'un mauvais départ ne garantit pas une bonne course.

Que les american citizens avaient fait une sacrée bavure en n'allant pas voter assez nombreux et, élisant Al GORE, le Conseil suprême nommait BUSH en 2000.

Chez nous avant l'affaire Giulia-na, il y avait eu l'affaire Julia. Autre bavure qui vient d'engendrer à son tour la bavure Raffarinesque de la semaine dernière. Le diable incarné hier est réhabilité aujourd'hui, puis remercié...

Ce qui a changé depuis les prises d'otages d'avant le 11 septembre, c'est que dans un pays dévasté où tous les journalistes ont fui,  (mais aussi les écrivains, les médecins, les chirurgiens) la journaliste française ou italienne peut être un moyen habile de contourner le contrôle aux frontières de documents peu diplomatiques dont il s'agit d'informer le monde. Ce qui est pris en otage, ce n'est pas tant une personne, mais sa capacité à être récupérée par les services secrets des pays d'origine.

Les trouffions yankees francs-tireurs le savent bien. Ils ne faudrait pas les prendre pour des canards sauvages, volatiles singuliers qui tirent le soir, tapis dans le désert.

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Voici les sites qui parlent de Bavure, vous avez dit bavure ?:

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