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Chevènement Candidat d'une synthèse sociale


Et si Chevènement était l'homme de la synthèse des aspirations des Français ? Notre modèle républicain français est en constante évolution, il est à construire plutôt qu'à détricoter.


Alors que les débats du P.S virent à la foire d'empoigne et masquent mal le malaise qui envahit ce parti, alors que les médias veulent replonger la tête des citoyens dans le tout-sécuritaire, ce diable de Jean-Pierre Chevènement fait désirer sa candidature à l'élection présidentielle et propose dans son ouvrage "La Faute de M. Monnet" une voie vers l'Europe des Républiques.

Je souhaite la candidature de Chevènement. D'ailleurs, en tant que fondateur du P.S, pourquoi ne se désisterait-on pas pour lui à gauche ?

Dans le contexte de ces dernières années, notamment depuis 2001, la société est en proie à une grande violence, nous avons collectivement besoin de nous retrouver autour d'un projet de société plus égalitaire, et autour des puissants principes de la laïcité... Comment mieux unifier la Gauche et le pays tout entier qu'en élisant un Président autour des valeurs de la Nation, cette république sociale, unique et indivisible que devrait être la France, et qu'elle n'est plus tout à fait ?

Qui mieux que Jean-Pierre Chevènement, en effet, dont on connaît l'expérience et la synthèse, dans un projet pour la France et pour l'Europe, rendra la fierté aux drapeaux nationaux, littéralement bricolés en France depuis quelques septennats puis dérobés sous nos yeux par des années de privatisations, de discours Lepéniste et de gesticulations impuissantes face à la méthode va-comme-je-te-pousse de Bruxelles ?

Dans les discours des présidentiables de la gauche, peu de traces d'une volonté politique industrielle et commerciale, ou encore de politique étrangère sérieuse qui garantirait la France de ne pas se trouver à la remorque des Etats-Unis. Pas beaucoup de traces non plus d'une volonté d'indépendance énergétique sur le long terme face aux gouffres de la déplétion pétrolière à venir.

Qui mieux que Jean-Pierre Chevènement pourrait se faire le porte-voix des nous autres, Français de toutes souches et "Français de préférence" aussi, nous autres employés flexibilisés, nous autres citoyens devenus ombres de nous-mêmes, "citoyens dessaisis au profit de la toute-puissance des marchés"...

Qui d'autre mieux que ce Chevènement-là, cinq fois ministre, expert des questions du Moyen-Orient et de géo-stratégie, mais aussi à l'initiative de dispositifs proches des citoyens -comme cette police de proximité que Sarkozy a révoquée- puis rapporteur de quelques grandes lois sous la V° république comme celle de l'Intercommunalité ou la "parité hommes-femmes", qui d'autre mieux que lui devrait se présenter ?

Qui d'autre mieux -selon moi- devrait occuper le terrain dans la situation de déliquescence sociale et politique où nous sommes ?

Réveillons-nous ! Nous sommes au temps inouï où un cavalier Ministre de l'Intérieur fait du steeple-chase à Washington au-dessus de nos têtes, passant outre 50 années de politique étrangère. Nous sommes au temps où hier soir encore les enfants de la nation s'attaquent dans leur quartier aux écoles mêmes où ils ont fait leurs premiers pas , incendient les transports en commun qui ne mènent plus désormais leurs parents au travail, et l'Euro n'aidant pas, le panier de la ménagère est plus difficile à remplir que jamais.

Et puis, il faut dire que le débat du P.S n'est pas celui qu'on nous présente. Cela n'a échappé à personne, la ligne de fracture au sein de ce parti est passée par le "Oui". Même si le temps d'une campagne référendaire, cette tendance s'était inversée au sein des militants, la ligne d'éclatement du P.S passe précisément entre Fabius et Strauss-Kahn.
Ségolène Royale, en brave soldate, n'est là que pour lever un écran de fumée devant cette véritable scission qui menace l'entité même du Parti socialiste.

Royale et Strauss-Kahn, c'est Pince-mi et Pince-moi, et vu le peu d'aisance de la candidate favorite dans les débats, on imagine quel massacre ferait Nicolas Sarkozy dont on n'oublie pas qu'il a été le seul homme politique de ces vingt dernières années à moucher Jean-Marie Le Pen en direct à la télévision.

Alors pourquoi décréter que la candidature de Chevènement, ("une grande intelligence à gauche" selon Claude Bartolone) serait superflue ? Le Parti socialiste, à coups de faux sondages, désigne finalement Fabius comme le mouton noir (car il en faut toujours un) et propose un pseudo choix crucial entre Mme Royale et M. Strauss-Kahn, deuxième gauche et seconde gauche... revanche pas si inconsciente.

Sur le plan du parlementarisme, dans les nécessaires négociations des partis de gauche en vue d'une plus grande représentativité des sensibilités politiques à l'Assemblée nationale, le Parti Socialiste n'a pas eu un geste pour les formations de gauche de la mouvance du "Non", convaincu qu'il a déjà gagné les législatives de juin 2007 ! Comment mieux enfoncer le clou de l'auto-suffisance ?

Or, en 2007 le risque est élevé d'une nouvelle cohabitation entre un président choisi par défaut, et une assemblée partagée entre deux grands courants ultra-majoritaires et écrasants, acquiesçant sur bien des sujets comme un seul béni-oui-oui.

Ah évidemment, Chevènement... ce n'est pas qu'il ait une belle gueule, ni le dentier refait, mais enfin quoi, l'élection présidentielle doit-elle ressembler à un casting ou un comice agricole ? L'affaire est autrement sérieuse. Quel candidat aurait une meilleure légitimité présidentielle, augmentée du fait que celui-ci incarnerait une bonne partie des français qui ont voté Non en 2005. Augmentée du fait qu'il n'y aurait pas d'autre homme d'Etat de sa stature à gauche qui ait porté aussi clairement l'explication de ce refus franc et massif.


En 2002, Chevènement avait réuni autour de son projet quelque 1 500 000 voix, soit 5,33%. Alors pour 2007, s'il est candidat, je lui souhaite bonne route, car soyons-en sûrs -un certain François Bayrou vient de l'apprendre à ses dépens- ce sera sans compter le sabotage des médias, dont il faut rappeler que les argentiers ont intérêt à favoriser l'exposition télévisuelle des candidats peu légitimes dans la fonction présidentielle et surtout des serviteurs zélés du néolibéralisme financier.

Lire : la Faute de M. Monnet Editions Fayard 148 pages, 9 euros.

De vraies menottes autour de petites menottes

Nous sommes le 14 mars dernier, à l'école maternelle Fairmount Park de St Petersburg, en Floride.
Trois policiers, dont une femme, surgissent dans le bureau d'une institutrice qui avait maille à partir avec une petite fille de 5 ans. Alors qu'elle est calmement installée dans un fauteuil, ils l'attrapent, lui tordent les bras dans le dos et la menottent.

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Lorsque j'ai vu ces images, j'ai été pris d'un sentiment de révolte et aussi d'impuissance. Nul moyen de venir en aide à quelqu'un qu'on voit au travers son poste de télévision. J'ai donc décidé de recueillir les infos nécessaires à une massive pétition de citoyens français ou francophones, pour dire à ces gens là, dont les élites fustigent le vieil esprit de "la vieille europe", que jamais un policier en europe n'aurait assez de lâcheté pour passer les menottes à une enfant de 5 ans.

Quand j'ai un problème avec ma fille qui a le même âge, je lui donne un verre d'eau, si ça ne suffit pas on va faire un tour à pied, on écoute un peu de musique, enfin bref, on trouve toujours quelque chose pour se calmer.

Fallait-il que cette "institutrice" soit sacrément incompétente pour en arriver à ne pas calmer un enfant en dix minutes.
Où en est la formation des instituteurs en Floride ? Où en est le sentiment d'humanité minimal qui empêcherait un policier de s'en prendre à un enfant vulnérable, et dont l'état nerveux semblait plus appeler de l'écoute et de la fermeté plutôt que de la violence physique ?
Quel valeur "pédagogique" et quelles répercussions ce geste policier aura sur cette enfant dans les années à venir ? Est-ce comme cela qu'on éduque les futurs citoyens aux states ? surtout quand ils sont noirs...

Dans ces images se cristallisaient toutes les peurs des Etats-unis et tous les clichés qu'on peut avoir sur eux : le racisme, la confrontation à la violence qui ne trouve d'autre réponse que dans la violence, le tout policier.
La loi de la jungle, quoi...

Evidemment notre sensibilité est heurtée, et l'on se demande comment on aurait pu réagir face aux images d'enfants tués en Irak par exemple, lors des attaques de l'armée américaine, images que nous ne verrons jamais.

Merci à Béatrice Schönberg pour avoir montré ces images au JT de 13 heures et 20 heures.

http://www.liberation.fr/page.php?Article=291987

Vidéo de la scène, cliquer sur ce lien :
http://sptimes.com/2005/04/22/video/office.shtml
(Vidéo transmise par l'avocat de la maman, Maître John Trevena)

Vous pouvez écrire un mail en Anglais, au département du gouverneur à la famille, Department of Children & Families :
dcf-osc@dcf.state.fl.us

Vous pouvez écrire un mail à l'illustre frère de :
Governor Jeb Bush
jeb.bush@myflorida.com

Les nationalistes n'aiment pas leur pays, ils détestent celui des autres

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Du bruit au lieu du sport.
Et si le sport restait un espace de neutralité intéressant et reposant. Malgré ce voeu pieu, tout l'intérêt des rencontres comme france-Israël de mercredi soir est polarisé par les nations qui s'affrontent. Comme si les drapeaux devaient faire oublier l'esprit du sport.

Cela aboutit à ce qu'on a entendu.

Il est inadmissible de provoquer les réactions des fauteurs de guerre, d'attiser la violence de ceux qu'on dénonce.
Les victimes ici n'ont pas besoin de cet écho là-bas.

Faudrait-il supprimer les hymnes nationaux des pays que les joueurs sont censés représenter ?

Il s'agirait sûrement mieux d'éduquer à bon escient une partie de la jeunesse israelienne comme on éduque ici une partie de la jeunesse française. Cela nous éviterait peut-être d'avoir à entendre la Marseillaise insultée, sifflée, comme autrefois lors d'une rencontre Algérie-France, et comme hier dans le stade de Tel-Aviv.

Ce n'est pas que je voue un culte à un hymne qui, du reste, n'est pas de la plus belle eau.

Je veux dire que je n'entends dans ces sifflets que haine et relents trop humains d'orgueil national.

Les nationalistes n'aiment pas leur pays, ils détestent celui des autres.
C'est très différent.

Ceux-là qu'on entendait ne sont pas des patriotes.
Qu'ils soient d'Israël ou d'ailleurs.

Et les jeunes Israëliens, qui ont aussi peu de cervelle que nous autres jeunes français feraient mieux de se rappeler qu'en France, il n'y a pas si longtemps, de proches parents à eux, français, ont chanté la Marseillaise avec bonheur, certains libérés, d'autres sauvés.

D'autres français, par un sentiment de juste révolte avaient risqué la vie des leurs, et quelquefois payé de leur vie pour extraire des jeunes et des moins jeunes à l'horreur nazie. Ce fut le cas de mon père en 1943. Certains sont âgés maintenant qui s'en sont allés, et installés en Israël. Mais Israël de 2005 n'est évidemment pas celle de 1948.

Je trouve cependant qu'un pays, pour ne pas dire une nation comme Israël, qui n'a de cesse de rappeller au monde le DEVOIR DE MEMOIRE, pourrait de temps en temps montrer l'exemple et se refraîchir la sienne.

Merci à M. Albert Bellaïche pour son article dans Guysen Israël News.
http://www.guysen.com/articles.php?sid=3255

la Constitution dans l'espace, ça tombe bien !!!

Les commissaires européens ont des conseillers en communication qui sont payés très chers, avec notre argent, pour penser à des coups du style : envoyons la Constitution sur orbite.

Ariane1
Comme Michel Audiard le disait "Le jour où on mettra les cons sur orbite..."
Il ne croyait pas si bien dire !
Il se pourrait que Zidane qui a été approché, fasse campagne pour le OUI, en lisant un ou deux articles du Traité à la télé. C'est bien ça dispensera monsieur Tout-le-monde de lire par lui-même le texte qu'il s'apprête à voter, obéissant, et comme c'est Zidane qui le dit...
Mais Zidane pas dispo ? Ahfff... y aura Mauresmo !

Faut-il vraiment que les partisans de l'Europe ultra-libérale soient inquiets pour leur bébé constitution ?

Regardons-y de plus près, et chaussons nos lunettes de juriste en herbe.

Les procédés à l'oeuvre sont les plus démagogiques du monde : Ariane n'est pas le fruit des coopérations renforcées entre pays d'europe, car d'autres pays non européens sont partenaires de EADS !

Donc, quel est le mensonge qu' on veut ENCORE nous faire avaler, après la démago sur l'Airbus A 380 ? ? ? Hmmm ?

(Chanson) Que
l'Europe c'est Ariane,
l'Europe c'est Airbus ?, là là là... (refrain)

ARCHI-FAUX !!!
  Ha Ha Ha !!! La même constitution voudrait limiter les coopérations renforcées !!! (art I- 44) ...


Des réussites industrielles comme Airbus et Ariane ne seraient plus possibles si le OUI devait l'emporter
. Le traité interdit la formation de consortiums de ce genre et les aides des états
(art I- 3 : « …la concurrence est libre et non faussée. »).

Alors?  Il est où le menteur qui va parler  ???
Alors, on fait moins le malin maintenant... hein Monsieur le commissaire pété de tunes de l'europe pétée d'Euros, gagnés sur le chômage de masse des peuples européens depuis vingt ans !!!

Et faut-il qu'il se soit bien trouvé là, ce spationaute fraçais pour légitimer la présence du texte dans l'espace, puisque en bon Français qu'il est, il doit avoir, lui aussi, le droit  de lire le Traité Constitutionnel depuis les étoiles. (Ah c'est beau je me pâme ...)

Au fait, est-ce qu'on l'a reçu, nous ? Est-ce qu'on nous l'a envoyé par chronopost depuis la galaxie des couloirs du parlement de Strasbourg cette soi-disant constitution ?

Non !!!

Alors M. le spationaute, on bénéficie d'un régime de faveur ? Hmmm.. coquin de la lune va.
Ou alors on a estimé que celui-ci avait les qualités de "Réflexion" nécessaires à la lecture dudit Traité ??? ça doit être ça.

En tout cas la Constitution dans l'espace, ça tombe bien : c'est exactement là on voudrait qu'elle soit. Non mais ...

Allez, pour finir en beauté : Ariane et Bacchus.
Ariane_et_bacchus

Ce cher Serge choisit les idées saines

Je suis chez ce cher Serge, chez ce cher Sergent Serge, j'écoute le sergent Serge chez ce cher Aphatie de France-Inter...

L'encre a coulé depuis et l'excellent site du photographe  Christophe Gevrey nous l'offre : l'interview de Citizen Kane en personne : Serge Dassault.

Je ne ferais pas de commentaires tant les mots suffisent à eux-mêmes, tant il est "sain" de fabriquer des armes qui n'auront d'autre destination que de tuer des gens.

Desproges,  Carlier, Prévost, Rocca n'auraient pas rêvé meilleure chronique.

Après l'écoute de ce chef-d'oeuvre d'humour octogénaire, il faudra passer à la lecture de Régis Debray, "Le Plan Vermeil", entre lard et cochon, pour se convaincre que les "Biolands" seront une nécessité pour certains capitaines d'âge canonique, argentés comme Serge Dassault, dont l'escarcelle se remplit un peu plus à chaque fois que l'un d'entre nous achète le Figaro, ou un magazine hebdomadaire.

Cet argent, soyons en sûr, bon usage en sera fait. Le budget de Dassaultla Défense représente 341 Milliards de Dollars pour la France, 4° pays au monde à ce sujet (Bilan du Monde 2005).

Citoyens Français : faites un geste sain, ayez des idées saines.
Ecoutez ce cher Serge et Achetez le Figaro.

Il n'y a pas de "loi contre le voile" en France

Christian et Georges viennent d'être libérés. Ouf ! capturés par hasard, puis troqués contre l'abandon d'une loi passée le 9 mars 2004, la fameuse "loi contre le voile"...
La France est une république démocratique et laïque. Elle respecte les croyances de chacun. Elle a même organisé le droit, il y a un siècle, pour que chaque citoyen puisse pratiquer son culte librement ; à condition que cela n’interfère pas dans l’espace que tous les autres citoyens partagent, l’espace public.

On se répète, Je sais. Mais il faut dire et redire. J’ai encore croisé mardi soir, 30 août, sur l’esplanade du Trocadéro, des citoyens, français comme moi, qui croyaient vraiment qu’il y aurait dès demain en France une loi visant à interdire le voile islamique. À ceux-là, ce fut simple d’expliquer en quoi la laïcité est un outil de paix, un principe indispensable à tous, et pour faire court, qu’il n’y a pas, en France, de loi contre le voile.

La loi de mars 2004 ne parle que de l’Ecole comme espace publique particulier. Parce qu’il s’agit de l’Enfance, parce que si l’Ecole Publique n’était pas protégée des événements extérieurs, les enfants pourraient être manipulés demain par des intérêts qui les dépassent, et dont ils seraient eux-mêmes les premières victimes ensuite.

Le désir que les couches différentes de la population se parlent est sensible ; on pouvait palper ce besoin de chacun d’aller vers l’autre, comme cela se produit dans les grandes occasions et dans les malheurs. Signe, s’il en est, que notre société française tout entière souffre.

Je n’en veux pas à ceux qui, loin de nous, servent leurs intérêts en distordant la réalité. En revanche, j’en veux beaucoup plus à nos médias français qui n’ont pas craint de marteler en ce début d’année 2004, à la radio, à la télé, pire à la une des journaux, par un dangereux goût du raccourci, et en gros titres : "la loi contre le voile… ". Evidemment, c’était commode, ça tenait moins de place à la une d’un canard que "la loi sur le port des signes religieux dans l’enceinte de l’école publique …" Et puis ça fait monter les ventes, et puis ça met de l’huile sur le feu, en pleine guerre d’Irak : bravo... et c’est deux de leurs confrères qui viennent d'en payer le prix !

À Paris ce soir-là, on voyait au milieu de cette foule, venues de toutes parts, des femmes portant couvre-chef, crier à l’injustice contre la prise d’otages des deux journalistes et de leur guide ; mais pas seulement. Elles sont venues pour dire que la religion musulmane est une religion de tolérance, et si tous les musulmans de France éprouvent le besoin de le dire, c’est qu’ils se sentent en ligne de mire. Accablés à tous niveaux de la société, en tant qu’arabes d’abord, et en tant que musulmans ensuite.
Les représentants des organisations musulmanes de France se sont même étonnés que devant Radio-France il n’y ait pas que des musulmans présents. Nous étions venus à leur appel, en effet, nous les français d’origine. Et ce n’est pas ordinaire, reconnaissons-le. Nous étions tous venus pour dire la foi civique dans ce qui est leur terre d’asile ou notre pays natal, la France. Cette foi là, ils l’ont criée, comme ils l’avait fait en juillet 1998 au lendemain de la victoire des Bleus, ou encore au soir du 21 avril 2002, dans un ultime mais tardif sursaut républicain.

Aujourd’hui plus que jamais, l’occasion leur est donnée de se saisir, par compassion, du sort des deux journalistes français, hommes du livre, et de clamer leur dégoût d’une présence militaire et industrielle américaine dans un pays affamé, mais qui regorge de pétrole. L ’occasion leur est donnée de vociférer à l’égard de ceux qui se réclament d’un certaine lecture de l’Islam pour menacer la vie au nom de la préservation d’un rite.
De cet Islam là, ils n’en veulent pas, il n’existe pas.
Et si ma pensée ne trahit pas celle d’un grand Cheik de l’Université du Caire, le port du voile n’est pas un pilier de l’Islam, c’est juste un rite. La préservation de la vie, elle, au contraire, est au chapitre des priorités des devoirs de tout musulman qui se respecte.

Si demain la peur organisée devait faire fuir d’Irak ce qui reste là-bas de médecins, d'intellectuels et de journalistes, de nouveaux Talibans pourraient tranquillement s’emparer du pays et du pétrole que convoitent les américains. De toutes les façons, on voit que la richesse pétrolifère de ce pays n’ira pas, comme en Norvège ce fut le cas, à la redistribution démocratique, au bien commun d’une population qui, décidément, ne cesse de souffrir.
Cette population d’enfants, de femmes et d’hommes, laissée d’un côté aux mains des puissances étrangères hostiles, et de l’autre aux mains de ses mafias intérieures, traîtresses, notre Ministre de la Défense en 1991, plus de dix ans à l’avance, avait vu quelles seraient leurs souffrances, en cas de blocus contre l’Irak. L’Histoire lui donne une fois de plus raison.
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