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Froid, et neige à tous les étages

La force publique a organisé le transfert des centaines de prisonniers cette semaine de Melun vers d'autre centrales pénitentiaires, parce que la température de leurs cellules étaient déscendues à moins de 18 °c, à cause d'une panne de... centrale !

Dans une ville comme Amiens, l'office des HLM laisse tranquillement ses locataires vivre à 15°c, chauffage à fond.

OPAC d'Amiens >>>> Siege_opac_amiens

Mais quelle honte pour le service public du logement à Amiens, et certainement dans d'autres villes !

Mais dites un peu : comment diable font-ils en Suède, où il fait jusqu'à -25°c en février.

Serait-ce à dire que l'administration pénitentiaire serait plus précautionneuse vis-à-vis de ses détenus que l'OPAC d'Amiens vis-à-vis de citoyens qui paient leur loyer ?

Madame L., 57 ans, locataire d'un 22 m² au nord d'Amiens, a dû prendre son matelas pour dormir dans sa salle de bain entre le 15 février et le 5 mars. Aura-t-elle une ristourne sur ses impôts locaux ? La force publique n'a pas été déplacée, là évidemment, pour lui venir en aide, ni aux autres habitants.

Serait-ce que les impôts de ceux qui crèvent de froid paient le chauffage de ceux qui sont privés de liberté, mais qui sont au chaud ?

Bien sûr, il faut que les prisonniers aient des conditions décentes.

Mais que des locataires de l'Office public de HLM n'aient pas, en plus de leurs ascenceurs en panne, de leurs pitt-bull en cerbère d'escaliers, ou de leur voisins en manque de dope, à supporter ce qu'on trouverait inconvenant que des taulards supportent !

Ou alors, il est temps de dire enfin QUE DES MILLIONS DE FRANCAIS SONT LOGES DANS DES CONDITIONS CARCERALES !

(pour ceux qui ne s'en seraient pas encore rendus compte)

des armes de distractions massives

Thomas Bernhardt le disait dans sa pièce «le faiseur de théâtre», tout ne consiste qu’à «faire diversion à l’existence». Il semblerait que, pour certains, la vie des citoyens ne consiste pas à faire mieux.

La campagne pour le référendum de septembre 2005 est lancée, et avec elle, dans les organes de presse et les médias, une opération médiatique singulière : la culpabilisation des citoyens-qui-réfléchissent-trop.

Entendez-vous, pendant les campagnes, mugir ces musiciens de TF1, de France 2, de l’Express, le joueur de pipeau souverain Daniel Cohn-Bendit, de Libé-July, du Figaro-Dassualt, et avec eux tous les magazines qui sont dépendants des lobbys financiers européens et européistes, venir nous jouer, au pipeau, la symphonie du OUI. Mélodie pour toutes les oreilles, berceuse pour citoyens obéissants et très informés. On s’informe en s’amusant, car on nous distrait en nous informant. Pour mieux nous informer, nos sociétés cachent en leur sein des armes de distraction massives.

Pendant ce temps évidemment, la destruction est toujours à l’œuvre : Jacques Chirac gronde au Conseil de sécurité, mais va serrer la main de Poutine au-dessus des ruines de Groszny. Qu’en penseront ces pauvres gens de Tchétchénie, que nous sommes des dilettantes peut-être ; ils auront raison. L’Irak, rasée et affamée depuis 1990, va bientôt revendre ses lopins jusqu’au sous-sol aux nouveaux proprios, vous savez, ceux qui sont venus il y a dix ans pour casser, et revenus l’année dernière pour acheter.

Comme l’a si gentiment reconnu un Pdg de chaîne dans un article fameux, le but de la télé est de «vendre du temps de cerveau humain disponible, pour vendre du Coca®». Pendant ce temps qu’on nous informe, nous les nantis européens qui faisons encore partie des populations les plus riches de la terre (riches d’argent s’entend), la télé va nous rendre «disponibles», nous faire boire du Coca ® et nous faire avaler la pilule du prochain référendum.

Voilà tout le programme ! Ceux qui auront bien consommé Coca ® et images, pré-hypnotisés comme il faut par TF1 et consort, vont avoir prochainement à se prononcer sur leur avenir au sein de l’Union européenne.

Et pour tout dire, le halo de distraction ambiante est peut-être même nécessaire à la «disponibilité» d’esprit des concitoyens qui devront être drôlement « disponibles» pour voter OUI.

Ils iront aux urnes gaiement (Le Lay c’est frais, le Lay c’est gai) se prononcer sur ce qui apparaît déjà comme une formidable opération de marketing politique néo-libérale : la Constitution européenne. La répétition même du mot va faire son effet. Or, on ne le dira jamais assez : il ne peut y avoir de "Constitution" que si un peuple et un seul, légitime dans ses droits, demande à une assemblée de l’écrire.

Mais on le sait, tous les citoyens de l’Union n’auront pas à se décider sur le Traité. Le peuple européen, quel est-il ? Le sait-on, non.

Alors, nulle «Constitution», malgré les volontés affichées, il n’y a qu’un Traité.
On nous annonce dès le début du texte (lisez-le) que c’est une «Constitution».
C’est peut-être un texte à valeur performative : l’Europe souveraine se crée donc d’elle-même !

Il va falloir en ingurgiter des litres de propagande. Douze ans après le traité de Maastricht, la pilule devra mieux passer pour être digérée, c’est pourquoi une armée se tient prête à nous convaincre.

Là bas : destruction. Ici distraction.

A la différence qu'ici en France, on sait où se cachent les armes de distractions massives.
Là-bas, on ne les cherche plus, on n'en parle même plus !  La seule arme efficace G.W BUSH a rempilé avec sa nouvelle Lewinski, Condy RICE.

Désopilant !

Halte aux coupures !

Là, je gueule.
Nous sommes en France en pleine période hivernale, et des familles se voient couper leur apport énergétique en électricité et en gaz.

Ces procédures de coupures pour impayés mettent des familles, mais surtout des enfants, des nourrissons, des personnes âgées dans des grandes difficultés de santé, et tout simplement en état de stress. La coupure d'électricité a le goût de la punition et de la honte.

Photo : Roger Oleszczak Enfant_cach_4

Hier, en plein Paris, où 1 famille / 6 vit en dessous du seuil de pauvreté, un enfant de trois ans est arrivé à l'école en hypothermie et a mis trois heures à être réchauffé par les assistantes maternelles de son école. Sa mère, en grande difficulté avait reçu la visite des techniciens d'EDF il y a deux semaines, alors que des températures négatives s'annonçaient sur la France. C'est INNACCEPTABLE...

ALors, qu'en sera-t-il demain lorsque les fournisseurs seront privés ?

Pour ne prendre qu'un seul exemple, le Canada n'est pas un état particulièrement collectiviste. Le fournisseur d'électricité Canadien n'a absolument pas le droit de couper la fourniture en électricité aux citoyens durant la période hivernale. Il en va de la sécurité physique des usagers qui, s'ils ont eu des difficultés pour payer leur courant, ont fatalement payé un jour ou toute leur vie, paieront de toute façon car ils y seront contraints par voie de justice, et ont contribué à l'enrichissement de la compagnie...

Lorsque nos amis Québécois apprennent que ces pratiques ont lieu en France, ils se moquent de nous, et n'en reviennent pas d'apprendre cette chose que personne ne devrait oublier : EDF appartient pour 1/60 000000 ème à toi, à moi.
Monsieur Sarkozy ne l'a pas dit bien fort en cédant des parts de capitaux publics d'EDF au secteur privé !

Je pense que les Français dignes de nom devraient s'insurger contre la pratique des coupures du service public d'EDF, et clamer haut et fort : Halte aux coupures !

Pouvons nous encore ériger notre société en modèle à suivre en matière sociale lorsqu'on n'est pas capable de prendre soin des plus faibles ?